Tout commence par une rencontre. Bruno, moniteur d'escalade diplômé d'État, avait passé des mois à visiter des bâtiments dans l'agglomération d'Angoulême à la recherche du local idéal : assez grand, assez haut, accessible, avec du stationnement. Les critères étaient stricts. Les bâtiments conformes, rarissimes. Quand l'opportunité du site de Lagora s'est présentée, il n'y a pas eu d'hésitation.
François, lui, revenait de Polynésie où il avait exercé comme éducateur spécialisé et professeur d'EPS pendant cinq ans. De retour en Charente avec ses enfants, il constatait un vide : aucune salle d'escalade de bloc dans le département. Par le biais de connaissances communes, les deux hommes se rencontrent. Le courant passe immédiatement. Le projet prend forme.
2020 : la salle est prête. Puis le Covid frappe. Le premier confinement repousse l'ouverture tant attendue. Lorsque les portes s'ouvrent enfin, c'est d'abord aux publics prioritaires — une inauguration sous contrainte, masquée, jaugée. Mais aussi un rodage précieux, une façon d'éprouver le concept avant de l'offrir pleinement au public.
Quand le déconfinement arrive, l'émotion est immense. Les grimpeurs du coin attendaient depuis des mois. L'euphorie est là, même retenue par les protocoles sanitaires. Ce jour marque le vrai début de l'aventure.
Depuis, Bloc Spot n'a cessé de grandir. L'équipe est passée de 3 à 14 personnes. La salle s'est enrichie d'un espace entraînement, d'un espace confirmé avec proue et spraywall, de terrasses intérieure et extérieure, d'un bar et d'un snack. Des concerts, des compétitions régionales et nationales, des soirées festives ont fait de Bloc Spot un véritable lieu de vie charentais — le spot, au sens plein du terme.